Technique du cinéma d’animation - Par Antoine LOPEZ

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Antoine LOPEZ est un des trois fondateurs du festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand. A l’occasion du festival "Histoires d’images 2015", il vous propose de découvrie dans cet article un panoramique des différentes techniques du cinéma d’animation.



Techniques du cinéma d’animation
par Antoine Lopez – Octobre 2015



1. Préambule


Y a-t-il plusieurs façons de faire du cinéma, plus exactement de faire des images animées ? Si oui, lesquelles ?
Le seul classement valide depuis l’invention du cinématographe est :

  • a/ On appuie sur le bouton de la caméra et la pellicule défile à 24 images par seconde. C’est ce qu’on appelle le cinéma en prises de vues réelles ou prises de vues en continu.
  • b/ On appuie sur le bouton et on prend une image. On photographie donc image par image. Ce cinéma image par image est également appelé cinéma d’animation.


Aujourd’hui, avec l’apparition de l’image de synthèse, on pourrait redéfinir ce classement. Vous pourriez me dire que l’on peut faire des images animées :

  • a/ avec une caméra
  • b/ sans caméra.


Mais nous en resterons à la première version car le cinéma en images de synthèse est à classer dans le cinéma d’animation car l’ordinateur calcule une image après l’autre.


Le procédé image par image fut, pour commencer, un des multiples effets spéciaux que tout bon opérateur se devait de connaître. L’existence du cinéma d’animation ne peut alors s’avérer que lorsqu’il est la base de création d’une œuvre. A ce titre et en l’état actuel des connaissances, le premier film d’animation fut un film de propagande Matches Appeal de l’Anglais Arthur Melbourne Cooper réalisé en 1899 avec des allumettes animées pour inciter les gens à envoyer des allumettes aux soldats envoyés dans la guerre des Boers.



2. Les techniques


On peut classer les techniques du cinéma d’animation en trois catégories :

  • a/ l’animation plan
  • b/ l’animation en volume
  • c/ l’animation de synthèse



2.1. L’animation plane


2.1.1. Le dessin animé


Technique certainement la plus connue. Le cinéaste a le choix d’animer ses dessins sur papier ou sur cellulos. Deux méthodes qui diffèrent totalement au niveau de l’exécution du travail.



Le dessin sur papier
Méthode la plus ancienne. La surface complète (décors et personnages) est redessinée totalement d’un dessin à l’autre. Cette contrainte mène souvent à un style dépouillé. On se sert de feuilles de papier percées de trous dont la forme correspond à celle de deux ou trois ergots d’une règle. Cela permet une stabilité de la position des feuilles les unes par rapport aux autres. L’animateur peut ainsi redessiner un sujet et l’animer de feuille en feuille. Le principal avantage de cette technique réside dans l’application de la couleur directement sur le papier. Il devient possible de travailler avec des pastels, des encres, des crayons, ce qui permet selon les cas de la matière ou de la transparence.
Parmi les primitifs, le premier cinéaste important aux Etats-Unis est Winsor Mac Cay, créateur de bandes dessinées (Little Nemo in Slumberland – parution octobre 1905).
En 1914, il présente Gertie le dinosaure, toujours pour ses spectacles de cabaret, considéré comme son chef-d’œuvre. Winsor Mac Cay a réalisé pendant six mois 10 000 dessins sur papier de riz collés ensuite sur carton. Chaque dessin étant légèrement différent du précédent. Tout l’art de l’animation est dans ce légèrement différent car il faut décomposer un mouvement de manière empirique image par image contrairement à la caméra qui décompose ce mouvement par des photos successives prises mécaniquement.



Extrait :
Gertie le dinosaure, Winsor Mac Cay, 1914.
https://www.youtube.com/watch?v=TGXC8gXOPoU


Noter le système de prises de vue des dessins de 3min 50s à 4min 30s). On n’a pas encore mis au point le système de perçage et de fixation des dessins.


Le dessin sur cellulo
Le problème majeur du papier est qu’il fallait tout redessiner à chaque fois, ce qui bougeait et ce qui ne bougeait pas. Les animateurs cherchent donc une astuce pour ne pas avoir à redessiner ce qui ne bouge pas (les décors). Après les premières tentatives de Raoul Barré (Félix le chat) avec une plaque de verre en 1910, c’est en 1914-1915 que la technique d’animation sur cellulo est brevetée. Le décor est réalisé sur un support quelconque et le cellulo est posé sur ce dessin de fond. On gagne ainsi du temps, le décor n’est fait qu’une seule fois et peut être beaucoup plus sophistiqué.


Il est clair que l’élément le plus important de l’animation américaine des années 1910 n’est pas le film lui-même, mais l’effort des cinéastes pour s’équiper d’instruments, de matériels appropriés, de méthodes de travail, d’astuces techniques. Ces recherches avaient un but : aller plus vite. Cette rationalisation va amener le cinéma d’animation vers une pratique de type industriel.


Et quand on parle industrie, on évoque immédiatement Disney. Disney qui va donc être un grand adepte de l’animation sur cello (contraction de celluloïd). Pour illustrer cette technique je n’ai pas choisi directement un film de Disney mais un film de Pogo. Pogo est un musicien électronique australien qui remixe les sons, les dialogues et les images des films Disney. Dans Wishery, ce sont des images de Blanche-Neige et les 7 nains (1937), le premier long métrage de Disney.


Extrait : Wishery.
https://www.youtube.com/watch?v=qs1bG6BIYlo


Je n’ai pas choisi ce film tout à fait par hasard car il est intéressant à un autre titre. Les animateurs ont fait usage de la rotoscopie. Max et Dave Fleischer, à qui on doit la série débutée en 1915, Out of the inkwell avec Koko le clown, Betty Boop (à partir de 1930) et Popeye le marin (à partir de 1933) mettent au point le procédé de la rotoscopie en 1915.


Image : rotoscope Fleischer
http://www.fangpo1.com/ja/content/view/294/42/


Gifs : le cheval de Muybridge et le dessin animé correspondant après rotoscopie.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/dd/Muybridge_race_horse_animated.gif
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rotoscopie#/media/File:Animhorse.gif



Le dessin sur cellulo givré
Vous l’avez remarqué, cette technique sur cellulo donne une esthétique particulière, celle notamment, de la couleur avec des aplats de gouache parfaits, tout en gardant des contours intacts. Alors certains animateurs ont eu envie d’avoir l’avantage du cellulo cumulé avec celui du rendu du crayon sur papier. A donc été créé un cellulo à la surface rugueuse qui permet d’accrocher la matière colorée. C’est ce qu’on appelle le cellulo givré.
Frédéric Back (1924 – 2013) est un cinéaste né en France qui a fait toute sa carrière au Canada. Frédéric Back sera nominé quatre fois aux Academy Awards et remportera deux Oscars pour le meilleur film d’animation : le premier pour Crac ! (1982) et le second pour L’Homme qui plantait des arbres (1987). À lui seul, ce film a gagné plus de 40 prix dans des festivals de films un peu partout dans le monde. On peut voir un extrait de ce dernier film réalisé sur cellulo givré.
Extrait : L’homme qui plantait des arbres de Frédéric Back – 1987.
https://www.youtube.com/watch?v=7Rn6trL3-54



2.1.2. La gravure ou grattage et le dessin sur pellicule
On pourrait également intituler cette technique, animation sans caméra puisque le cinéaste travaille directement sur la pellicule. Le grattage sur pellicule consiste, comme son appellation le suggère, à gratter l’émulsion à l’aide de cutter ou de plumes métalliques, afin d’y inscrire des dessins et donc, image après image, une animation. Ceci est possible à la condition que le film soit noir opaque c’est-à-dire non exposé mais développé. Le dessin apparaît comme blanc sur fond noir, des encres colorées peuvent être rajoutées.
Une variante consiste à utiliser une pellicule débarrassée de son émulsion dont on ne garde que le support d’acétate transparent (un simple bain dans l’eau de Javel suffit). On dessine alors grâce à des stylos, des marqueurs, ou encore à la brosse ou au rouleau pour des résultats plus picturaux.



Le grand nom associé à cette technique est celui de Norman McLaren (1914-1987).


Image : photo de Norman McLaren peignant sur pellicule
http://top-terriens.fr/images/stars/norman-mclaren/McLaren_paint.jpg
Extrait : Caprice en couleurs de Norman McLaren – 1949
https://www.youtube.com/watch?v=xe_j-sPnqXg



2.1.3. Le papier découpé
Cette technique tire son origine du théâtre d’ombres Chinois. Le cinéaste dessine d’abord les éléments de ses personnages sur du papier ou du carton qu’il découpe et assemble par la suite. L’astuce principale consiste à cacher les jointures entre ces différents éléments. Le papier découpé se reconnaît aisément par la rigidité des éléments composant ses personnages et par leur mouvement profilé. Il est en effet difficile de faire tourner les personnages sur eux-mêmes ou de les déplacer e perspective d’où cette tendance à les déplacer latéralement.
Extrait : Sinna Mann (L’homme en colère) de Anita Killi – 2009.
https://vimeo.com/11461124



2.1.4. L’animation de silhouettes
La cinéaste berlinoise Lotte Reiniger (1899-1981) a poussé l’animation de papier découpé vers l’animation de silhouettes. Le papier découpé, au lieu d’être éclairé par dessus, l’est par dessous. Les éléments des personnages découpés dans du carton ou une feuille de zinc sont attachés les uns aux autres à la hauteur des articulations puis disposés sur une vitre. Eclairés par dessous, ils deviennent des silhouettes. Les décors sont construits de multiples couches de papier semi-transparent déposées les unes sur les autres. On obtient ainsi des nuances de gris qui créent des effets de paysages brumeux rappelant les estampes japonaises. 
Mais en fait si la production n’est pas importante, la silhouette a continué d’inspirer des cinéastes. En France, on peut citer Michel Ocelot et Stéphane Blanquet. On peut également noter un renouveau de la silhouette à travers les nouveaux outils informatiques (logiciel Flash notamment).


Extrait : Papageno de Lotte Reiniger - 1935
https://www.youtube.com/watch?v=zCR-GFKmMGU
Image : photo banc-titre et photo multiplane.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Banc-titre


Un dernier mot également sur la mise au point de la multiplane dans les années 20 par Lotte Reiniger, multiplane qui fut améliorée aux studios Disney à partir de 1933.



Extrait : Walt Disney expliquant l’intérêt de la multiplane.
https://www.youtube.com/watch?v=YdHTlUGN1zw



2.1.5. Le collage animé
C’est une variante de la technique du papier découpé. Le cinéaste choisit et découpe des images déjà faites dans des livres, des revues, des journaux, des catalogues. Les sources peuvent être diverses.


Extrait : Frank Film de Frank Mouris - 1973
http://www.dailymotion.com/video/x700s6_frank-film-frank-mouris-1973_creation



2.1.6. Peinture sur verre et sable manipulé
Peu de cinéastes ont fondé leur œuvre sur l’une ou l’autre de ces deux techniques similaires mais aux effets très différents : polychromie contre monochromie. En peinture sur verre, on se sert d’une vitre opalescente comme table de travail sur laquelle on verse la couleur (peinture à l’huile) que l’on manipule avec les doigts, un pinceau pour former un dessin qui sera capté par une caméra à la verticale. L’animateur doit donc garder en mémoire la position exacte des éléments animés car il détruit son image (tout ou partie) pour en redessiner une nouvelle. Cette technique joue donc sur la matière mais peut jouer sur la transparence en éclairant par dessous.
Le grand maître de la peinture sur verre est bien sûr le Russe Alexander Petrov (né en 1957), primé de nombreuses fois pour ses courts métrages, doué d’une virtuosité de peintre et d’animateur peu commune. Il a, à ce jour, réalisé 5 courts métrages.
Extrait : Le vieil homme et la mer de Alexander Petrov - 1999
http://www.dailymotion.com/video/x1geg6_le-vieil-homme-et-la-mer_shortfilms
On peut citer en France, Florence Miailhe, qui utilise la technique du pastel, et qui construit une production cohérente et remarquable.

Pour le sable animé on procède de la même façon que pour la peinture sur verre. Le jeu sur l’ombre et la lumière dépend alors de l’épaisseur du sable sur la vitre. On peut voir une démonstration de création d’images avec du sable. C’est le cinéaste hongrois Ferenc Cako (né en 1950) qui réalise cette performance.



Extrait : démonstration de Ferenc Cako.
https://www.youtube.com/watch?v=tjAxkVzDooM



Ferenc Cako a réalisé des films en sable animé mais c’est un couple suisse Ernest (dit Nag) (1925-2013) et Gisèle (1923-1993) Ansorge qui sera le spécialiste incontesté de cette technique de la fin des années 60 jusqu’au début des années 90.
Mais finalement voici un extrait d’un film d’un jeune réalisateur auvergnat, Hugo Frassetto, qui est de Clermont-Ferrand, et qui est devenu en quelques courts la référence pour le sable animé en France.



Extrait : Braise de Hugo Frassetto - 2013
https://www.youtube.com/watch?v=m96L6lX0VrQ



2.2. L’animation en volume
Aujourd’hui vous entendrez beaucoup parler de stop motion. Il s’agit de l’animation en volume sans aucune précision sur les volumes.



2.2.1. L’animation de marionnettes
Les marionnettes sont des objets articulés et animés dans un décor tridimensionnel. Nous sommes alors dans une configuration similaire à un plateau de tournage en prises de vues en continu avec des comédiens. Il faut en effet le savoir-faire d’un directeur de la photographie pour éclairer la scène afin de donner du volume et de la perspective, reconstituer une atmosphère ou une ambiance. Les marionnettes ont toujours une armature métallique plus ou moins sophistiquée (fils de fer, fils de plomb, rotules) et leur revêtement peut aller de la pâte à modeler (appelée aussi plasticine ou plastiline) au textile en passant par le latex. Tous les matériaux sont imaginables à conditions de pouvoir les manipuler aisément et souvent. Cette technique ne souffre pas les erreurs d’animation car, auquel cas, il faudrait refaire tout le plan.
Pour illustrer, on peut voir un extraits de Wallace et Gromit.



Extrait : Wallace et Gromit : A Close Shave de Nick Park – 1995
http://www.dailymotion.com/video/x1szqb9_wallace-and-gromit-in-a-close-shave_shortfilms



2.2.2. L’animation d’objets
Animer des objets est la plus simple des techniques tridimensionnelles. L’animateur déplace image par image des objets dans un décor naturel ou reconstitué. Jan Svanmkajer né en 1934 (Tchécoslovaquie). S’il fallait citer un cinéaste de l’objet c’est bien Jan Svankmajer (né en 1934), cinéaste tchèque, même s’il n’a pas réalisé que des films d’animation. Parmi ses films importants il faut citer Possibilités du dialogue (1982) à la fois surréaliste et référencé à Arcimboldo, peintre manièriste du XVIe siècle. Lui aussi, comme Norstein, doit beaucoup à la collaboration de sa femme, Eva (1940-2005). Quelques cinéastes importants ont été, à leur tour, influencés par Svankmajer : les frères Quay, Tim Burton, Terry Gilliam, Peter Greenaway.



Extrait : Possibilités du dialogue de Jan Svankmajer – 1982.
http://www.dailymotion.com/video/x2wlhz_possibilite-du-dialogue_creation



2.2.3. La pixilation
En anglais le mot pixie = lutin, farfadet et pixilated se dit d’une personne farfelue. Cela explique la terminologie de cette technique qui consiste à filmer image par image des personnes réelles (acteurs, mimes…). L’acteur s’immobilise dans la position requise par le réalisateur jusqu’à ce que l’image soit photographiée, puis une autre, ainsi de suite… Cela donne toujours un mouvement un peu saccadé, un peu étrange. Pas de grandes filmographies axées sur cette technique. En France, on peut citer Lolo Zazar qui a, au moins réalisé ou co-réalisé 7 courts métrages en pixilation entre 1983 et 2000. Sinon le film qui a marqué plusieurs générations c’est Vicious cycles de Len Janson et Chuck Menville (Etats-Unis, 1967). En France, un peu plus tard, c’est Gisèle Kérozène de Jan Kounen (1989) qui a joué un peu le même rôle.
Voici un clip réalisé en pixilation



Extraits : Her Morning Elegance de Oren Lavie – 2007
https://www.youtube.com/watch?v=2_HXUhShhmY
Coulisses du tournage
https://www.youtube.com/watch?v=JKptYcQuKxc



2.2.4. L’écran d’épingles
Technique très particulière mise au point par Alexandre Alexeieff (né en Russie en 1901 – mort en 1982) et Claire Parker (1906-1981) dans les années 30 avec la création du premier écran d’épingles en 1933. Imaginez 240 000 petits tubes blancs dans lesquels sont insérées autant de petites aiguilles noires, le tout enserré dans un cadre posé verticalement. En lumière rasante, les épingles produisent des ombres qui vont former les images. Epingles enfoncées = blanc. Epingles tirées au maximum = noir. Entre les deux, des gammes de gris. Technique complexe.
Ensemble, Alexeieff et Parker réaliseront cinq courts métrages avec cet outil entre 1933 et 1980 (durée totale : à peine 42 minutes) ainsi que le prologue du Procès d’Orson Welles en 1962. Pour l’instant leurs enfants spirituels se résument à trois personnes, Jacques Drouin, Maurice Blackburn et Michelle Lemieux. A eux cinq, ils totalisent douze films d’une durée totale de 100 minutes. Le coût de l’écran conjugué à la difficulté de l’exercice expliquent sans doute le peu d’attraction des cinéastes d’animation pour cette technique. On va voir un extrait du film de Michelle Lemieux le dernier en date réalisé avec un écran d’épingles.


Extrait : Le grand ailleurs et le petit ici de Michelle Lemieux – 2012


https://www.youtube.com/watch?v=rBpaSpV3ljY



Aujourd’hui, trois écrans sont en état de marche. Deux au Canada et un en France, très récemment restauré. Michelle Lemieux est venue en France transmettre son savoir-faire lors d’un stage qui réunissait 8 cinéastes d’animation français dont Céline Devaux, Jean-Luc Granjon, Florentine Grelier, Nicolas Liguori, Cerise Lopez, Florence Miailhe, Justine Vuylsteker. Dans le but de relancer la production de projets à l’écran d’épingles en France.



2.3. L’animation de synthèse
J’avais coutume de parler pour ce dernier type d’animation, d’animation par ordinateur. De fait, l’ordinateur est aujourd’hui toujours présent à un moment donné quelle que soit la technique d’animation employée (citer exemple Phantom Boy). Du coup synthèse ou électronique me paraît plus appropriée. C’est donc la dernière-née des techniques d’animation qu’elle soit en 2D ou 3D.
Un des pionniers de l’image de synthèse aux Etats-Unis est John Lasseter (né à Hollywood en 1957). Depuis 1986 il a réalisé 7 ou 8 courts et 4 longs métrages (Toy Story 1, 2 et 4, Mille et une pattes, Cars 1 et 2).
Knickknack dont on peut voir un extrait est son 6e court (version 2003).



Extrait : Knickknack de John Lasseter – 1989
https://www.youtube.com/watch?v=X2gTnvUeGU0



Ce film a été entièrement refait pour sa sortie en salles en première partie de Le monde de Nemo en 2003. Dans cette nouvelle version, la jeune fille sur le bibelot "Miami" et la sirène dans le bocal à poisson rouge ont subi une réduction mammaire, et la sirène porte maintenant un soutien-gorge de coquillage plutôt que deux petits pâtés en forme d’étoile de mer. Sans doute pour ne pas choquer les familles.



Image : Knickknack avant/après



3. Conclusion
Bien évidemment il existe d’autres techniques mais utilisées de rares fois voire une seule comme les broderies animées dans Madagascar, carnet de voyage du Français Bastien Dubois ou encore les spaghettis dans Noodle Fish du Coréen du Sud, Jin-Man Kim. Cela permet de penser que de nouvelles techniques apparaîtront à la recherche de nouvelles esthétiques ou bien de rendus plus rapides. Mais n’oublions jamais que tous ces fabuleux films réalisés image par image sont le fruit de patience et longueur de temps.